Un collaborateur a un accident sur le trajet du matin.
Pour beaucoup d’entreprises, cette situation semble extérieure à leur périmètre.
Et pourtant, juridiquement, il s’agit d’un accident du travail.
Cette réalité change complètement la manière dont le risque doit être appréhendé.
Accident de trajet : une reconnaissance légale souvent méconnue
Le Code de la Sécurité sociale est clair :
un accident survenant sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail est considéré comme un accident du travail, sous certaines conditions.
Cette reconnaissance implique que l’entreprise est directement concernée, même si elle ne maîtrise pas les conditions du trajet.
Des conséquences concrètes pour l’entreprise
Lorsqu’un accident de trajet survient, les impacts sont immédiats :
- arrêt de travail du collaborateur
- désorganisation des équipes
- gestion administrative du dossier
- augmentation possible des cotisations AT/MP
À ces éléments s’ajoutent des coûts indirects souvent plus difficiles à mesurer, comme la perte de productivité ou la tension organisationnelle.
Au-delà des chiffres, il y a aussi une dimension humaine importante.
Un risque peu intégré dans les politiques de prévention
Dans la majorité des entreprises, la prévention est concentrée sur le poste de travail : équipements de protection, formations, audits, procédures.
Le trajet domicile-travail, lui, reste souvent en marge.
Il est perçu comme un espace privé, extérieur à l’entreprise, et donc moins prioritaire.
Pourtant, il représente une part significative des accidents professionnels.
Des accidents qui surviennent sur des trajets familiers
Contrairement aux idées reçues, les accidents ne se produisent pas majoritairement dans des conditions exceptionnelles.
En France, 2 accidents sur 3 ont lieu à moins de 15 kilomètres du domicile.
Ils surviennent sur des trajets connus, répétés quotidiennement, où la vigilance diminue avec l’habitude.
Intégrer le trajet dans une démarche globale de sécurité
Prendre en compte le risque trajet ne signifie pas contrôler les déplacements des collaborateurs.
Il s’agit plutôt d’intégrer ce risque dans une démarche globale de prévention.
Cela peut passer par :
- des actions de sensibilisation
- des rappels sur les risques du quotidien
- la prise en compte des conditions météorologiques
- la mise à disposition d’équipements adaptés
Des actions simples, rapides à mettre en place
La prévention des accidents de trajet ne nécessite pas de dispositifs lourds.
Des solutions concrètes existent :
- gilets réfléchissants
- outils d’évacuation d’urgence
- formations courtes de sensibilisation
- dispositifs d’alerte météo
Un outil comme resqme®, permettant de couper une ceinture bloquée et de briser une vitre en cas d’urgence, peut s’intégrer facilement dans cette démarche.
Ces équipements ont un point commun : ils sont simples, accessibles et utilisables immédiatement en cas de besoin.
Un signal fort envoyé aux collaborateurs
Intégrer le risque trajet dans la prévention, c’est aussi envoyer un message clair :
la sécurité ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise.
Cela renforce la crédibilité des démarches QHSE et montre une attention portée à des situations concrètes du quotidien.
Anticiper plutôt que subir
La plupart des actions de prévention sont mises en place après un incident.
Pourtant, leur efficacité repose sur l’anticipation.
Le trajet domicile-travail est un risque diffus, peu visible, mais fréquent.
L’intégrer dans une politique de sécurité permet d’agir en amont et de limiter les conséquences.
